GLOSSAIRE du récit : "Dis, c'est loin l'horizon?"

 

 

 

Abattre : s'écarter du vent. Par exemple, si ce dernier vient sur moi de tribord, je m'en vais vers bâbord. Mais encore maintenant, ce terme reste énigmatique pour la Mous­saillonne. Selon elle, quand on s'abat, on tombe sur quelque chose. Donc, quand un barreur abat, il lance son voilier dans les bras du vent.

 

Accastillage : tous les accessoires, de la plus petite vis au plus gros winch, en passant par les hublots et les poulies, qui habillent le pont des bateaux.

 

Amarre : cordage servant à attacher un bateau à un quai, un ponton, un catway.

 

Amer : point de repère fixe permettant aux navigateurs éga­rés de s'y retrouver. Les amers peuvent être sur terre (tours, châteaux d'eau, phares…) ou sur mer (balises).

 

Annexe : tout petit bateau, souvent gonflable, utilisé par les équipages en goguette pour rejoindre la côte quand nous sommes au mouillage. Très appréciée également par les   moussaillons en herbe pour slalomer dans les ports.

 

Anodes : petites pièces à base de zinc fixées sur toute partie métallique immergée des bateaux pour leur éviter les affres  de l'électrolyse. Il faut les remplacer fréquemment, car elles s'usent à la place de ce qu'elles protègent. Elles se sacri­fient, en quelque sorte. C'est pourquoi on les appelle aussi anodes sacrificielles. Moi, je suis protégé par 4 anodes : deux sur ma coque, une sur mon arbre d'hélice et une sur mon safran.

 

Antifouling : peinture spéciale dont sont enduites les parties immergées des coques des bateaux afin d'éviter que  les bestioles aquatiques ne s'y accrochent. Moi, depuis quelques années, comme je suis en acier, mes équipiers préfèrent m'enduire d'une solution à base de zinc qui ne dé­gage aucune vapeur nocive. Il paraîtrait même que ce n'est pas trop toxique pour le milieu marin.

 

Arbre d'hélice : pièce d'inox cylindrique qui relie le moteur à l'hélice. Le mien mesure environ 2,50 mètres.

 

Bâbord : mon bâbord, c'est mon côté gauche. Et lorsque je vire à bâbord, cela signifie que je tourne à gauche.

 

Balcon : rambarde faite de tubes inox, généralement située à l'avant et à l'arrière des bateaux pour éviter que les passa­gers ne passent par dessus bord. Les miens sont sacrément costauds.

 

Barre à roue : sorte de grand volant relié à la mèche de sa­fran par des câbles. La mienne ne passe pas inaperçue, avec 1 mètre de diamètre !

 

Barre franche : fixée à la mèche de safran, cette longue poi­gnée est utilisée par le barreur pour manœuvrer son bateau. La mienne mesure 2 mètres. Elle est prête à remplacer ma barre à roue si celle-ci défaille. C'est arrivé une fois.

 

Barres de flèche : sortes de tubes fixés perpendiculairement sur les mâts des bateaux. Elles participent à leur stabilité, car les haubans s'y agrippent. Mon mât mesurant 15 mètres, j'ai trois barres de flèches.

 

Bassin à flot : port dans lequel, pour nous permettre de flot­ter en permanence, des portes avec écluses ou un muret appelé seuil retiennent l'eau. Ce sont des lieux générale­ment très confortables. Seul inconvénient : les heures  d'ouvertures varient en fonction des marées et de la typolo­gie du port.

 

Bastaques : haubans amovibles qui vont par paire et sont accrochés sur l'arrière du pont des voiliers pour aider le mât à se maintenir bien droit en toutes occasions. Tous les voi­liers n'en ont pas. Moi si. J'ai une paire de bastaques comme d'autres ont une paire de baskets.

 

Bastingage : éléments de protection faisant le tour des na­vires pour éviter à quiconque de passer par-dessus bord.

 

Bôme : accroché au bas du mât, ce long tube horizontal supporte la grand-voile.  La mienne, en aluminium comme mon mât, fait 5 mètres de long. Gare à sa puissance si elle heurte une tête humaine en gigotant de bâbord à tribord. L'accident peut être tragique.

 

Bordé : partie extérieure de la coque d'un bateau. Moi, mon bordé  est constitué de tôles d'acier soudées sur mon sque­lette.

 

Bouchains vifs : les côtés de ma coque étant taillés à coups de serpe, ma stabilité sur l'eau est meilleure que celle de mes congénères aux formes arrondies.

 

Bouée fer à cheval : bouée de sauvetage en forme de fer à cheval (censée porter bonheur au malheureux tombé à  l'eau ?), souvent de couleur orange pour bien la repérer sur la mer.

 

Bout : prononcez le « t » et vous obtiendrez un cordage.

 

Bout(e)-dehors : comme son nom l'indique, c'est un élément du bateau qui dépasse de la proue. Il doit être assez robuste  pour supporter l'installation d'une voile telle qu'un spi, qui doit avoir un point d'attache très, très en avant de la coque pour être efficace. Le mien ressemble à un gros nez en inox. Ce n'est pas l'élégance qui le caractérise, mais qu'est-ce qu'il est balèze !

 

Cale de carénage : pente en béton partant d'un quai et qui se perd dans l'eau. Totalement immergée à marée haute,  elle est à l'air libre quand la mer se retire. Autrefois, nous y installer pour nous repeindre était autorisé. Plus maintenant, car les fonds marins n'apprécient que modérément d'avaler tous les produits chimiques dont nous sommes souvent en­duits.

 

Cap : direction. Cap sur l'Irlande ! Plus facile à dire qu'à faire...Un jour, peut-être...

 

Carénage : nettoyage de la partie immergée d'un bateau. Comme nos coques attirent toutes sortes d'algues et de coquillages, effectuer un carénage tous les ans, ou même plus souvent, n'est pas du luxe.

 

Catway : imaginez une grosse branche d'arbre, avec ses ra­meaux. La branche, c'est le ponton. Les rameaux, bien pa­rallèles les uns aux autres, ce sont les catways. Et nous, les bateaux, nous nous amarrons entre eux. C'est un sacré gain de place, mais parfois, en fonction du vent et des courants, la manœuvre s'avère périlleuse… surtout pour les voisins !

 

Chandeliers : tiges, le plus souvent en inox, placées tout au­tour du pont des bateaux pour maintenir, non pas des bou­gies, mais des filières.

 

Chaussette à spi : espèce de grand fourreau dans lequel est lové le spi lorsque ce dernier s'installe à la proue des voi­liers. Elle lui permet de se déployer facilement, sans tire-bouchonner (enfin, en principe !).

 

Cockpit : poste de pilotage à ciel ouvert, le cockpit peut être arrière, ou central comme le mien.

 

Coefficient de marée : quand il est grand, la différence de hauteur d'eau entre marée haute et marée basse est très im­portante. Quand il est petit, cette différence est minime.

 

Coupe-orin : petite roue aux dents très acérées fixée sur la ligne d'arbre, tout près de l'hélice. Il a pour mission de déchi­queter tous les cordages (orins) ou autres filets à la dérive qui tentent d'entraver le bon fonctionnement de cette der­nière en l'empêchant de tourner convenablement. 

 

Couple (à) : lorsque dans un port bondé, faute de place long long d'un ponton, je colle délicatement ma coque à celle d'un collègue, que je m'attache à lui, nous sommes alors non pas en couple, mais à couple.

 

Défense : sortes de grosses chambres à air en caoutchouc, aux formes diverses et variées, accrochées à nos coques pour nous éviter d'être blessés dans les ports, les écluses, ou même au mouillage. Pour nous défendre de l'adversité.

 

Dériveur : voilier doté d'une dérive, cette espèce de longue planche à la forme particulière qui monte et descend à tra­vers le fond du bateau. Quand la dérive est immergée, le voilier garde aisément son cap. Quand elle est relevée, il peut s'approcher des côtes sans souci de la profondeur de l'eau. Et quand elle est coincée, c'est la panique à bord. Alors, moi, je préfère ma quille courte, bien robuste, même si j'ai du mal à me diriger lorsque le vent me souffle en plein dans la poupe.

 

Désarmer : Mais non, les armes d'un bateau ne sont pas dangereuses ! Ce sont ses voiles et tout son équipement de navigation. Et quand il ne navigue pas, mieux vaut mettre tout le monde à l'abri, le désarmer.

 

Drisse : à ne pas confondre avec une écoute, comme le fait la Moussaillonne. La drisse est un cordage servant à hisser la voile, l'écoute à la régler.

 

Drosser : pousser un bateau dans une direction qu'il ne dé­sire pas prendre. Le vent et les courants marins adorent s'amuser à cela.

 

Durites : comme tout moteur, Gontrand est équipé de diffé­rentes sortes de tuyaux en caoutchouc. Ce sont ses veines, ses artères.

 

Écoute : cordage attaché aux voiles et qui permet de les ré­gler. La Moussaillonne confond régulièrement écoute et drisse. Il faut dire qu'elles se ressemblent, seule leur fonc­tion diffère. Alors…

 

Écoutille : ouverture pratiquée dans le pont d'un bateau pour pénétrer à l'intérieur. Moi, j'en ai 3 : une grande à l'arrière, une au centre appelée aussi descente, car elle est dotée d'un escalier, et une plus petite à l'avant.

 

Embouquer : entrer, s'engager dans un canal, une embou­chure, une passage étroit.

 

Embosser : attacher un bateau avec une amarre à l'avant et une autre à l'arrière...pour lui éviter les bosses en gigotant en tous sens.

 

Épontille : mon mât est posé sur mon pont. Pour qu'il ne se déforme pas sous le poids de ce grand échalas, il faut le renforcer par en-dessous avec un tube bien costaud  soli­daire du fond de ma coque. Un peu comme un gros étai. C'est cela une épontille.

 

Équipé : les maisons sont truffées de placards, tiroirs, ar­moires. Nous, les bateaux, nous avons des équipés. De toutes tailles, de toutes formes, ils permettent aux passagers de ranger leurs affaires.  Moi, j'en ai partout : des grands, des petits, certains bien visibles, d'autres cachés sous mes couchettes et mes banquettes.

 

Étrave : partie avant des navires, celle qui fend majestueu­sement les eaux.

 

Faséyer : onduler mollement, sans énergie. Lorsque mes voiles faseyent, toutes les poulies et écoutes auxquelles elles sont reliées gigotent et grognent de mécontentement, ce qui exaspère terriblement mes équipiers.

 

Filière : câble en inox, agrippé aux balcons des bateaux et qui en font le tour en passant dans les chandeliers, afin d'éviter aux maladroits de tomber à l'eau. Moi, je suis équipé de deux filières, l'une à 35 cm de hauteur, l'autre à 70 cm.

 

Gaffe : lorsqu'il ne s'agit pas d'une bévue de la Mous­saillonne, c'est une espèce de  long manche à balai avec un crochet au bout. Très utile lorsqu'il s'agit de récupérer un ob­jet tombé malencontreusement dans l'eau ou d'éloigner ma coque d'un quai ou d'un autre bateau. « Fais gaffe avec ta gaffe ! Tu vas m'éborgner ! » lança  un jour  le Capitaine à la Moussaillonne.

 

Génois : ma voile d'avant. Elle est très grande (50,60 m² exactement). Selon la direction du vent, elle se déploie sur mon bâbord ou mon tribord. Quand elle se repose, elle est enroulée sur un tube d'aluminium de 16 mètres appelé enrouleur.

 

Grand-voile : ma voile principale, celle qui monte et descend le long du mât. Sa surface est de 34,50 m².

 

Guindeau : équipement placé à l'avant d'un bateau, dont la fonction est de descendre et relever l'ancre et sa chaîne. Un guindeau peut être électrique, ou manuel comme le mien.

 

Haubanner : maintenir avec des haubans.

 

Haubans : solides câbles d'acier arrimés à mon pont et qui maintiennent mon mât bien droit. Latéralement, j'en ai  quatre : deux sur tribord et deux sur bâbord. Les deux câbles qui ont leur point d'attache au milieu du mât s'ap­pellent des bas-haubans. Ceux qui ont leur point d'attache tout en haut du mât ne s'appellent pas des haut-haubans.

 

Instructions nautiques : édité par le Shom (Service hydrogra­phique océanique et maritime), cet ouvrage en 3 volumes, riche de renseignements maritimes, est considéré par cer­tains comme la Bible du navigateur. Je ne sais pas si c'est vrai, mais Bible de la Moussaillonne, ça, c'est sûr.

 

Inverseur : boîte de vitesse des moteurs de voiliers. Action­né au moyen d'un câble, il a trois positions : marche avant, point mort et marche arrière.

 

Lazy-jack : ces petits cordages très fins, judicieusement ten­dus entre le mât et la bôme, sont censés guider la descente de la grand-voile. Le Capitaine en a installé plusieurs fois, mais ils n'ont pas survécu, se rom­pant à la première occa­sion. Étaient-ils trop paresseux ? En tout cas, du coup, des­cendre ma grand-voile est un exercice un peu sportif, mais avec l'aide de san­dows, tout se passe bien. Enfin, à peu près bien...

 

Ligne d'arbre : voir arbre d'hélice, c'est la même chose.

 

Ligne de vie : solide sangle courant de chaque côté du pont des bateaux. Par gros temps, les marins téméraires désirant se déplacer sans risque de passer par-dessus bord s'y ac­crochent. Mes deux lignes de vie mesurent environ 8 mètres chacune.

 

Lisse : élément longitudinal de mon squelette. Je suis com­posé d'environ 16 lisses sur lesquelles sont soudées mes tôles.

 

Liston : bande de bois censée être protectrice, qui court sur l'extérieur des coques de certains bateaux, un peu au-des­sus  de la ligne de flottaison. Moi, il paraît que je n'en ai pas besoin.

 

Loch : appareil électronique dont le capteur est fixé sur la partie immergée de la coque d'un navire et qui en calcule la vitesse.

 

Marnage : différence de hauteur d'eau entre la marée haute et la marée basse. Le marnage varie en fonction des en­droits et des périodes. Si les marnages sont insignifiants en Méditerranée, c'est loin d'être le cas le long des côtes de l'Atlantique, surtout vers la Manche.

 

Mèche de safran : tube vertical supportant le safran. La mienne mesure environ 2,50 mètres, traverse l'arrière de ma coque de haut en bas. C'est sur elle qu'est fixée ma barre franche.

 

Membrures : ensemble de mon squelette. Comme chez les humains, leur taille et leur forme varie.

 

Mille marin : appelé aussi mille nautique, il équivaut à 1 852 mètres. À ne pas confondre avec le mile anglo-saxon qui, non seulement perd un « l », mais également 243 mètres, correspondant ainsi à 1 609 mètres.

 

Mouiller : on dit aussi « être à l'ancre ». Cela signifie que l'ancre, bien mouillée, est cramponnée aux fonds marins pour éviter que son navire dérive.

 

Nœud : les marins sont experts dans l'art des nœuds. Les bateaux aussi ! Car c'est en nœuds que nous calculons notre vitesse sur l'eau. 1 nœud = 1 mille marin à l'heure, soit  1 852 mètres. Quand j'avance à 5 nœuds, je suis plutôt sa­tisfait, à 7 nœuds, je me sens bolide.

 

Nœud de chaise : particulièrement utile à bord d'un voilier, car il résiste à toutes les tensions. Avant d'en maîtriser         l' exécution, la Moussaillonne eut beaucoup de mal à com­prendre cette histoire de serpent qui entre dans un puits par un côté et en ressort par l'autre.

 

Nœud de vache  : le plus répandu, celui qui se défait tout seul lorsqu'il n'est pas assez serré.

 

Nœud plat : il est si peu différent du nœud de vache qu'il faut être bien attentif pour le faire correctement. Particulière­ment intéressant, car il ne se dénoue pas aisément. Bien qu'en connaissant la théorie, la Moussaillonne a quelque dif­ficulté à l'exécuter correctement.

 

Œuvres vives : partie immergée de la coque d'un bateau. La partie émergée, ce sont les œuvres mortes. Allez com­prendre, il est pourtant plein de vie mon pont !

 

Pan Pan  (prononcez panne panne) : appel de détresse lan­cé à l'aide de la VHF sur le canal 16, écouté par tous, et qui signifie : j'ai un problème, ce n'est pas encore dramatique, mais un petit coup de main ne serait pas de refus !

 

Pare-battage : défense cylindrique accrochée autour des coques des bateaux pour parer les coups lors des accos­tages. J'en ai 4 très imposants et trois plus modestes. En général, avant mon entrée dans un port, La Moussaillonne en installe 6. Mieux vaut prévoir...

 

Pic avant : tout à l'avant de mon pont, ma coque a la forme d'un pic inversé auquel on accède par une petite trappe et dans lequel j'entrepose, entre autres, ma bouteille de gaz. Ce pic est séparé du reste de ma coque par une cloison étanche. Doté de deux petits trous latéraux pour que l'eau s'en échappe, il se baigne très souvent.

 

Pilote automatique : comme son nom l'indique, il remplace le Capitaine quand celui-ci est lassé de tenir ma barre à roue (ce qui est très, très fréquent). Le mien, constitué d'un grand bras relié à la mèche de safran, s'appelle Pythagore (Pyth pour les intimes).

 

Près : lorsque je navigue au près, le vent me souffle en plein dans la proue. J'ai du mal à garder mon cap et je suis sou­vent très penché, au grand déplaisir de la Moussaillonne.

 

Au près serré, c'est encore pire.

 

Proue : partie avant d'un bateau. L'avant, c'est la proue, l'ar­rière, c'est la poupe.

 

Puisard : espèce de cul de basse-fosse situé dans les fonds d'un bateau où viennent s'accumuler toutes sortes de li­quides plus ou moins nauséabonds, tels que suintement d'huile de moteur, infiltrations d'eau de mer, eau de conden­sation. Le mien est situé dans la partie arrière de ma quille. Il est équipé d'une pompe à main actionnable depuis mon pont.

 

Quart : en principe, période de quatre heures pendant la­quelle un membre de l'équipage veille au grain, pendant que les autres dorment, se reposent, bouquinent. En général, c'est la nuit que chacun prend son quart. À mon bord, si la nuit est calme, comme Nyctalope est équipé d'une alarme de danger, tout le monde somnole plus ou moins, jetant un coup d'œil dehors tous les quarts d'heure. La Moussaillonne est imbattable à cet exercice, car elle a la faculté de dormir 5 minutes, de se réveiller pour effectuer une manœuvre, de retourner s'allonger et de se rendormir instantanément. Le Capitaine l'envie, lui qui met un temps fou à trouver le som­meil…

 

Ris : prendre un ris, cela signifie descendre plus ou moins significativement la grand-voile afin qu'elle ait moins de prise au vent.

 

Secteur de barre : espèce d'éventail en acier agrippé à ma mèche de safran sur lequel sont fixés les câbles de ma barre à roue. Mon secteur s'appelle Théorème, mais tout le monde l'appelle Théo. Il fait équipe avec mon pilote automa­tique, Pythagore.

 

Silent-bloc : ce sont les amortisseurs de Gontrand. Il en a 4. Ils m'évitent de vibrer de toutes les membrures quand mon moteur ronronne.

 

Sondeur : petit appareil électronique fixé sur la partie immer­gée de ma coque et qui mesure la profondeur de l'eau. J'ai aussi un sondeur à main, en secours. C'est un fil à plomb, mais en beaucoup plus long et avec des repères.

 

Sous-barbe : la mienne est composée d'un filin d'acier qui permet de maintenir fermement mon boute-dehors à l'avant de ma proue.

 

Spi : voile très légère mais très encombrante qui, déployée à l'avant des voiliers quand le vent vient de l'arrière, leur per­met d'avancer rapidement. Moi, mon spi est du type « asy­métrique ». Étant donné sa surface (90 m2), jusqu'à ce qu'il fut doté d'une chaussette, son installation fut cause de bien des  tensions à bord.

 

Tangon : long tube en aluminium qui sert de béquille à sa majesté le spi quand celui-ci est déployé. Le mien mesure 3,50 mètres et dort sur mon pont. L'installer à son poste de travail n'est pas toujours aisé.

 

Taquet : pièce généralement en aluminium, en forme de T à deux  jambes courtes, servant à amarrer un bateau. Il y a des taquets sur les pontons, les catways, mais aussi sur les bateaux. Moi, j'en ai 4, deux à l'avant, deux à l'arrière.

 

Tonne : grosse bouée, souvent en fer, à laquelle les bateaux peuvent s'amarrer, seuls ou à plusieurs. Souvent, on les trouve dans les avant-ports où il est interdit de jeter l'ancre.

 

Tourmentin : comme son nom le suggère, cette voile de pe­tites dimensions (11,60 m²) n'est utilisée que dans la tour­mente, lorsque le vent est vraiment, vraiment très en colère. La mienne ne connaît que son sac et j'espère bien que cela durera.

 

Tribord : mon côté droit, c'est mon tribord. Quand la Mous­saillonne crie « Navire à tribord », cela signifie qu'un bateau se trouve sur ma droite.

 

 Trinquette : comme je suis un cotre, pour aider mon génois qui est plus petit que sur d'autres voiliers, je suis équipée d'une voile plus modeste, placée juste derrière. Lorsqu'elles sont déployées toutes les deux, je garde mon équilibre plus facilement. La trinquette est la voile préférée de la Moussaillonne, car vu ses dimensions ( 18,50 m²), elle est facile à manier.

 

VHF : poste de radio émetteur et récepteur utilisant la bande des très hautes fréquences, very high frequence, en anglais. D'où son nom . Après un apprentissage quelque peu labo­rieux, la Moussaillonne en est devenue une adepte incondi­tionnelle.  J'ai deux VHF à bord : une fixe et une portable.

 

Virer de bord : changer de direction. Quand je vire de bord,

 

mon génois et ma trinquette changent de côté, mes bas­taques échangent leurs efforts. C'est du boulot pour mes équipiers !

 

Winch : sorte de moulin à poivre qui permet à l'équipage d'un voilier de manœuvrer les voiles rapidement et sans trop se casser les reins. Un winch peut fonctionner électrique­ment ou l'aide d'une manivelle. Moi, je suis équipé de 2 gros winches, 2 moyens et 2 petits et tous sont actionnés ma­nuellement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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